Une blessure absurde - Nancy Salas

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Une blessure absurde

Une blessure absurde - Nancy Salas

Surprise par l’heure, je n’avais pas eu le temps de me préparer aussi bien que je le souhaitais, pour cette journée bien remplie qui m’attendait. Depuis que j’avais reçu ce Soin douleur dos Terrebonne, je parvenais à trouver le sommeil plus facilement, et à me reposer plus longtemps le matin. La veille, je n’avais pas vérifié que j’avais enclenché mon réveil. J’étais si détendue, quand je m’étais mise au lit, que je n’avais pas mis trois secondes à m’endormir, une fois sous les draps. Comme le samedi, je m’étais engagée auprès d’une amie pour aller courir avec elle, je devais rapidement partir sous peine d’être terriblement en retard. J’ai une facilité à être bien éveillée, dès le saut du lit, qui m’est naturelle. Après avoir enfilé mon survêtement, mes chaussures de sport et mon tee-shirt, j’ai fermé ma porte et j’ai dévalé les escaliers.

Mon frère a été mon premier compagnon de course à pied, et il m’a initiée aux échauffements à effectuer avant un effort physique. J’ai retrouvé mon amie dans un jardin public et nous avons fait quelques exercices avant de courir. J’ai vu que Myriam était très dynamique. Elle avait un rythme pour sa foulée qui m’a entraînée à me dépasser. C’était exactement ce dont j’avais besoin ce jour-là. En courant, nous avons parlé de ce nouvel appareil qu’elle avait acheté récemment. Je voulais qu’elle m’envoie la référence de ce robot, apparemment extraordinaire. Je reçus un message d’elle une heure après l’avoir quittée. J’étais dans ma cuisine, à préparer mon dîner. J’ai posé mon téléphone sur la console de l’entrée et j’ai continué mes préparations culinaires.

Ce fut un bon repas que j’ai fini avec un bon café. Entretemps, mon petit chien était venu sur son coussin. Il s’était couché en boule et il dormait. Comme il a plus de dix ans, je ne l’emmène plus avec moi quand je cours. Il préfère les longues promenades à pied. Il a un rythme tranquille et je me détends en marchant. Il a un sommeil profond et la sonnerie stridente de mon téléphone ne le fait pas réagir, contrairement à moi. J’attendais un message de Cynthia pour me confirmer qu’elle avait des invitations pour l’exposition sur Matisse, que je voulais voir absolument. Persuadée d’avoir laissé mon téléphone dans l’entrée, j’ai couru et je me suis pris les pieds dans mon tapis. Je venais de me tordre la cheville.